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Et si nous allions rendre visite à nos peurs ?

  • celiab44
  • 5 mai 2025
  • 4 min de lecture


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Hola à toutes et à tous !

 

J'avais envie de vous parler de la peur. 

La peur est cette émotion utile et vitale qui se réveille en nous naturellement pour nous protéger et nous signaler les menaces. Elle est également merveilleuse lorsqu'elle est est moteur de changement et de prise de conscience.

 

Mais ici, je voulais vous parler de la peur lorsqu'elle prend des formes excessives, de la peur qui est trop ancrée en soi, qui est installée, de celle qu'il faudrait déloger car elle n'a pas ou plus lieu d'être, de celle qui n'est plus nécessaire, de celle qui nous fait du mal, qui est sombre, de celle qui empêche de voir les choses avec la clarté des yeux de notre cœur, de celle qui pourrait peut-être bouger et que l'on pourrait libérer.

 

Je crois qu'il est aussi difficile qu'utile d'aller rencontrer sa peur, d'aller la voir et de travailler avec elle.

 

En début d'année, j'ai participé à un stage Wim Hof dont les piliers de la méthode sont l'immersion au froid, le travail du souffle et le contrôle du mental. J'avais envie de vous partager quelques lignes de cette expérience beaucoup plus profonde qu'elle ne me semblait être au préalable 😉. 

Je me suis inscrite à ce stage très rapidement, pour ne pas me laisser la possibilité de reculer devant ce défi dont je prévoyais l'inconfort 😉. Mais cela s'est présenté à moi personnellement comme une évidence, plus d'autre issue que d'aller voir mes peurs en ce début d'année.

 

Les participants du stage sont venus avec des intentions variées.

Pour ma part, je suis venue avec celle de travailler sur mes peurs, non pas la peur du froid (bien que je ne sois pas allée sans crainte dans les bains glacés 😄) mais sur des peurs personnelles plus ancrées, datées d'angoisses passées qu'il était temps d'aller visiter.

 

Je crois qu'il est important de travailler sur ses peurs individuellement, pour son propre bonheur, pour que nos choix partent du bon endroit, qu'ils ne soient pas teintés de l'ombre de la peur. Je pense également que cela devient indispensable lorsqu'il s'agit de vivre en harmonie avec les autres, car à l'échelle collective, la peur devient ravage, la violence partant, majoritairement voire tout le temps, de la peur.

 

Pendant ce stage, lors d'exercices de respiration intenses qui amènent le mental à se clarifier, une phrase est arrivée, accompagnée de sensations et émotions ressenties profondément : Derrière la peur, il y a de la joie.

La peur nous empêche en effet d'être dans la joie, la peur peut également activer le jugement, elle peut empêcher l'amour et nous éloigner de notre petite voix intérieure, de celle qui sait.

 

Dans les crises, la peur devient un véritable danger. Il devient alors essentiel de redoubler d'esprit critique, de bon sens, de bienveillance et de soutien.

Je crois sincèrement que nous aurons un besoin vital d'être soudés et de nous soutenir mutuellement.


Mais nous aurons besoin également de toutes les magies de nos cœurs en commun pour ouvrir les yeux de celles et ceux pour qui la peur est le seul guide, en qui elle a réussi à s'immiscer, se transformant en intolérance et en violence.


J'ai peur face aux défis à venir (la peur qui devient ici moteur), alors que nous aurons besoin de redoubler de tolérance, d'entraide et de bienveillance face aux multiples changements.


Mais j'ai envie de maintenir mon cœur ouvert et joyeux. Alors pour cela, je continue d'aller voir mes peurs car je ne veux pas qu'un jour il se referme face à la peur à sa porte.

 

Je crois profondément en l'être humain. Malgré tout.

En sa capacité de changement, de remise en question, en sa lucidité retrouvée et en son pouvoir immense de déploiement d'humanité lorsqu'il parle avec le langage de son cœur.

 

Même si le chemin est parfois inconfortable, il me semble bon de choisir de nous explorer. Pour nous ouvrir au monde, pour une intensité de vie plus grande, pour un monde intérieur riche et authentique.

Je crois que pour ne pas tomber dans les pièges faciles de la peur et de l'égo, il faut prendre le temps et la responsabilité d'aller chercher ses peurs, de comprendre leur origine, et les regarder en face.

 

Tout comme le yoga qui est une pratique, c'est à dire une activité qui est à répéter, à pratiquer, qui demande d'y retourner, de dérouler son tapis encore et encore 😉, l'exploration de la peur me semble en être une également. Alors il me semble intéressant d'aller la questionner régulièrement.

Dans le silence arrive le discernement et peut-être nous apercevrons-nous que nos peurs sont plus intimes que ce que nous pensions et qu'elles viennent parfois de l'intérieur.

 

Comment faire un premier pas vers sa peur ?

 

Il n'est probablement pas indispensable d'y apporter un cadre extrême ou un challenge, même si au travers de cette expérience personnelle, j'ai senti l'utilité d'induire le déclic nécessaire et la compréhension par l'intelligence du corps.


Mais peut-être plus simplement, par exemple dans le calme d'une méditation, en allant lui offrir notre douceur, en discutant avec elle comme une vieille amie à qui l'on rend visite, en la rassurant, en lui offrant des chocolats et des fleurs, en lui disant merci d'exister pour nous protéger.

Mais lui dire qu'elle n'a pas besoin d'être aussi présente, du moins pas tout le temps ni de la mauvaise façon, qu'elle n'a pas besoin de nous emporter avec elle, qu'elle peut être pleinement rassurée et autonome pour ne revenir que lorsque cela sera nécessaire pour nous protéger.

 

Tout comme les tensions parfois ressenties dans les postures de yoga, j'essaie de voir mes peurs avec beaucoup de douceur, je les laisse s'exprimer, prendre toute la place en moi, dans mon corps et dans ma tête, je les écoute avec patience et indulgence, je les observe avec un peu de recul, j'accueille les sensations, pour que d'elles-mêmes, les peurs décident qu'il est temps de partir.

 

Même la peur a besoin de tout notre amour.

 

Alors ressentons-la dans notre corps, berçons-la, enveloppons-la de nos bras, pour que, sécurisée par notre amour, elle puisse s'évaporer.


Car je crois que c'est en l'accueillant avec bienveillance et sans jugement qu'elle pourra s'envoler.

 

Célia

 

 
 
 

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